Ce que cet outil effectue
Le BIMI Validator analyse uniquement la syntaxe d'un enregistrement BIMI :
- Parse les tags
v,l,aet signale les tags inconnus ou dupliqués. - Vérifie les URL HTTPS : protocole obligatoire, format reconnu, pas d'espace ni de caractère interdit.
- Détecte les erreurs structurelles : tag obligatoire absent, séparateur incorrect, valeur vide, ordre non conforme.
- Calcule un score 0 à 100 sur les trois dimensions parseables (record, syntaxe, hygiène).
La validation tourne sur nos serveurs : l'enregistrement que vous collez est transmis à CaptainDNS pour être analysé. Rien n'est publié en revanche, et aucune requête DNS n'est émise. Quand le tag l= porte une URL HTTPS valide, nos serveurs récupèrent le SVG, ainsi que le VMC déclaré par a=, pour les contrôler.
Comment fonctionne BIMI
BIMI (Brand Indicators for Message Identification), spécifié par un Internet-Draft IETF, permet à un domaine d'afficher son logo officiel dans la boîte de réception des destinataires compatibles. Le mécanisme repose sur trois éléments coordonnés :
- Un enregistrement DNS TXT publié à
default._bimi.<domaine>, syntaxev=BIMI1; l=<url_logo>; a=<url_vmc>. - Un logo SVG conforme au profil Tiny-PS hébergé en HTTPS.
- Un certificat VMC ou CMC (Verified Mark Certificate ou Common Mark Certificate) hébergé en HTTPS, parsé par le webmail pour valider la propriété de la marque.
L'enregistrement DNS doit s'accompagner d'une politique DMARC stricte (p=quarantine ou p=reject avec pct=100). Sans cela, BIMI est inopérant. Cette vérification n'est pas couverte par le Validator (pas de requête DNS) mais par le BIMI Checker une fois l'enregistrement publié.
Quand utiliser cet outil
- Avant publication DNS pour valider qu'un enregistrement généré manuellement ou par un outil tiers est syntaxiquement correct.
- Après modification de l'enregistrement pour vérifier qu'aucune coquille n'a été introduite (URL tronquée, point-virgule oublié, tag mal nommé).
- Pour valider une URL de logo ou de VMC avant l'hébergement effectif des fichiers.
- En audit pour analyser un enregistrement copié depuis le DNS d'un domaine tiers sans dépendre de la résolution DNS.
- En debug quand le BIMI Checker remonte une erreur syntaxique difficile à isoler.
Les trois dimensions parseables
| Dimension | Poids | Ce qui est mesuré |
|---|---|---|
| Record | 10 pts | Présence d'un record non vide, tag v= en première position |
| Syntaxe | 20 pts | Tags reconnus, URL HTTPS valides, pas de doublon, séparateurs corrects |
| Hygiène | 15 pts | URL raisonnables, présence éventuelle de sha256, pas de tag inutile |
Les trois autres dimensions (DMARC strict, logo SVG, VMC) sont marquées not_verified : le score du Validator ne porte que sur ce qui se lit dans le texte de l'enregistrement. Un enregistrement parfait sur les dimensions parseables affiche un score de 100.
Pièges syntaxiques courants
Version mal écrite
Le tag v= doit être strictement v=BIMI1. Les variantes v=BIMI, v=BIMI2 ou v=bimi1 sont rejetées par les destinataires. La version doit aussi apparaître en première position de l'enregistrement.
URL non HTTPS
Le profil BIMI impose des URL HTTPS pour le logo et le VMC. Une URL en http:// est rejetée. Pas de localhost, pas d'IP littérale, pas de chemin contenant un espace non encodé.
Doublon de tag
Un même tag ne peut pas apparaître deux fois dans l'enregistrement. v=BIMI1; l=https://a.captaindns.com; l=https://b.captaindns.com est invalide. Conservez une seule valeur par tag.
Séparateur incorrect
Les tags sont séparés par un point-virgule unique suivi d'un espace optionnel. Pas de virgule, pas de saut de ligne, pas de double point-virgule. Format attendu : v=BIMI1; l=https://captaindns.com/bimi/logo.svg.
Tag inconnu
La spec définit v, l, a. Un tag inconnu (ex: x=valeur) doit être ignoré par les destinataires mais est signalé en avertissement par le Validator. Supprimez-le pour rester aligné sur la spécification BIMI.
Tag a= absent
L'enregistrement reste valide syntaxiquement, mais Gmail et Yahoo refusent d'afficher le logo sans VMC. Une recommandation invite à ajouter a=<url> avant publication, sauf si le ciblage Apple Mail seul est délibéré.
Limitations de l'outil
- Logo et VMC contrôlés, mais pas notés : nos serveurs récupèrent le SVG déclaré par
l=et le certificat déclaré para=. Les anomalies remontent dans le verdict, mais ces deux dimensions n'entrent pas dans le score. - Pas de vérification DMARC : le prérequis
p=quarantineoup=rejectn'est pas testable sans lookup DNS. Le Checker s'en charge. - Pas de propagation DNS : la disponibilité réelle de l'enregistrement dans le DNS n'est pas testée.
Pour la chaîne complète (DNS, logo, VMC, DMARC), publiez puis lancez le BIMI Checker.
Outils complémentaires
| Outil | Utilité |
|---|---|
| BIMI Record Check | Vérifier le record BIMI publié dans le DNS, le logo, le VMC et DMARC |
| BIMI Generator | Créer un enregistrement BIMI conforme depuis zéro |
| BIMI SVG Converter | Convertir un SVG vers le profil Tiny-PS compatible BIMI |
| BIMI Hosting | Héberger gratuitement le logo SVG et le VMC |
| DMARC Record Check | Vérifier la politique DMARC, prérequis indispensable de BIMI |
Questions fréquentes
Q : Quelle différence entre le BIMI Validator et le BIMI Checker ?
R : Le Validator analyse la syntaxe d'un enregistrement que vous collez avant publication, sans lire la configuration déjà en place. Le Checker, lui, part d'un domaine : il interroge le DNS et vérifie DMARC sur un enregistrement déjà publié. Utilisez le Validator avant publication, le Checker après.
Q : Quelles balises BIMI sont obligatoires ?
R : Deux tags sont obligatoires dans la spécification BIMI : v=BIMI1 (version, en première position) et l= (URL HTTPS du logo SVG). Le tag a= (URL HTTPS du VMC) est optionnel par la spec mais nécessaire pour Gmail et Yahoo, qui exigent un VMC valide pour afficher le logo.
Q : Pourquoi mon enregistrement est-il marqué invalide ?
R : Causes courantes : v= absent ou différent de BIMI1, URL non HTTPS, tag inconnu, doublon de tag, espace dans une URL, séparateurs incorrects (un seul ; entre tags). Chaque erreur est listée dans le résultat avec un exemple de correction.
Q : Le Validator télécharge-t-il le logo ou le VMC ?
R : Oui. Nos serveurs récupèrent l'URL HTTPS déclarée par l=, ainsi que celle déclarée par a= quand elle est présente, pour contrôler le SVG et le certificat. En revanche, aucune requête DNS n'est émise et rien n'est publié : le prérequis DMARC reste du ressort du BIMI Checker.
Q : Que signifie le score 0 à 100 du Validator ?
R : Le score mesure la qualité syntaxique de l'enregistrement. Les trois dimensions parseables (record, syntaxe, hygiène) sont scorées. Les trois autres dimensions (DMARC, logo, VMC) sont marquées not_verified et n'influencent pas le score. Un enregistrement syntaxiquement parfait affiche 100.
Q : Que se passe-t-il si le tag a= est absent ?
R : L'enregistrement reste valide syntaxiquement. Le Validator signale toutefois un avertissement car Gmail et Yahoo refusent d'afficher le logo sans VMC. Apple Mail tolère l'absence de VMC. Une recommandation invite à ajouter le tag a= avant publication pour cibler l'inbox-ready.
Q : Pourquoi valider avant de publier en DNS ?
R : Les webmails ignorent silencieusement un enregistrement BIMI invalide. Aucune alerte n'est remontée à l'expéditeur. Valider en amont évite une publication DNS inutile, un cycle TTL perdu et une perte de visibilité de la marque pendant la période d'incident.
Q : Faut-il préfixer default._bimi avant l'analyse ?
R : Non. Collez uniquement le contenu du TXT (v=BIMI1; l=...; a=...) sans le nom DNS. L'outil parse uniquement le texte de l'enregistrement. Le nom default._bimi.<domaine> intervient lors de la publication DNS et de l'analyse Checker.
Ressources utiles
- SVG Tiny Portable/Secure (SVG Tiny PS) (profil SVG officiel pour BIMI)
- Draft IETF Brand Indicators for Message Identification (spécification BIMI en cours de standardisation)
- BIMI Group (AuthIndicators Working Group, documentation et drafts en cours)
- DigiCert Verified Mark Certificates (CA mark VMC)
- Entrust Verified Mark Certificates (CA mark VMC)
- Gmail BIMI requirements (exigences Google Workspace)